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14 juillet 2019
Discours pour la Fête Nationale, le 14 juillet 2019, ARVILLARD
Article mis en ligne le 15 juillet 2019
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Chèr(es) Pierru(e)s, Chères concitoyennes et chers concitoyens,

Le 14 juillet c’est justement le jour où nous devons utiliser ces dénominations de citoyenne et de citoyen et, en tant citoyen-maire, je ne dois pas rater cette occasion.
C’est un très grand plaisir de célébrer cette journée du 14-juillet, le dernier de cette mandature et comme des amis bien intentionnés m’ont souvent reproché mes discours trop longs, je vais essayer de les satisfaire sans vider de sens mon propos. Comme nous l’avons appris à l’école, le 14 juillet, c’est la prise de la Bastille de 1789. Ce fait marquant de la Révolution mit fin à l’ancien régime et son cortège de privilèges, d’obscurantismes, d’arbitraires, d’inégalités et d’injustices. En fait, nous célébrons plutôt le 14 juillet de la fête de la Fédération de 1790, le premier anniversaire de l’acte précédent. C’est donc cette fête que nous commémorons aujourd’hui comme l’a décidé la IIIème République en 1880. Car c’est bien cette volonté de concorde, d’adhésion à des valeurs humanistes communes, d’unité dans la diversité, qu’il faut continuer à soutenir, à encourager et à poursuivre.
Aujourd’hui je vais surtout vous parlé de la fille préférée de la République, elle-même fille de la Révolution, dont les trois grands principes : Liberté, Égalité et Fraternité, ont présidé à sa naissance.
En effet, ces trois grands principes ont été des éléments déterminants dans la création, par la République, de l’école publique qui elle-même est régie par trois principes qui en découlent : gratuité, obligation et laïcité.

La gratuité favorise l’égalité entre tous les enfants. Elle essaye la plus possible de donner une chance égale à chaque élève et le corps enseignant agit le plus possible dans ce sens avec les moyens dont il dispose.
L’obligation scolaire pourrait paraître liberticide mais, paradoxalement, elle est nécessaire et même indispensable pour que tous puissent s’instruire et acquérir le minimum permettant de défendre sa liberté. Cette obligation ne revêt pas un caractère totalitaire, contraire à l’esprit français, car elle ne concerne pas la fréquentation exclusive de l’école publique mais autorise l’inscription dans d’autres écoles ou même l’enseignement en famille. Il ne s’agit que de l’obligation de suivre l’enseignement des fondamentaux du savoir et l’apprentissage des bases permettant d’apprendre à apprendre.
Enfin la laïcité est bien fille de la liberté. Elle résulte aussi de l’égalité mais, à mon sens, elle compose surtout une force essentielle de la fraternité ; car elle promeut le respect de la pensée de l’autre, elle facilite la tolérance et le vivre ensemble, elle encourage la compréhension entre les multiples croyances ou non-croyances et les différents modes de vie qui en découlent à condition qu’ils soient compatibles avec les lois de la République qui doivent rester toujours au-dessus de toute croyance ou non-croyance. Grâce à la laïcité, règne la paix civile. Je pourrais disserter longtemps sur la laïcité, qualité indispensable de notre république et à notre école mais je voudrais surtout parler de notre école, notre école communale.

Arvillard a de la chance de conserver son école. Elle est le cœur vivant du village. D’ailleurs une commune sans école a tendance à mourir ou à vivre artificiellement comme avec un organe externe. Elle existe comme un corps amputé de ses membres essentiels à son renouvellement : les enfants et leur joie de vivre, les parents d’élèves et leur dynamisme ainsi que le corps enseignant et leur apport de nouveautés, leur impartialité et leur sens du service public. L’école ouvre toujours un débat public sur la pédagogie au sein de toute la population du village et elle occupe de nombreuses séances des commissions ou du conseil municipal. Sans école, une commune perd un peu de son identité et de son attractivité et surtout elle s’embourgeoise tristement. Les adultes ont tendance à oublier qu’ils ont été enfants eux-mêmes et qu’ils ont fait les mêmes bêtises que font les écoliers actuels, même si elles n’étaient pas réprimées de la même manière. Personnellement je dirais qu’une commune sans école ressemble à une forêt sans régénération, elle est déséquilibrée et vouée au déclin, au vieillissement sans avenir.

La bonne nouvelle, cette année, c’est l’ouverture annoncée d’une quatrième classe qui met donc fin à un certain déclin de notre école ayant perdu une classe en 2016. Elle avait même eu jusqu’à cinq classes sans oublier l’école du Molliet fermée depuis longtemps. Avec 87 élèves inscrits de la petite section de maternelle au cours moyen deuxième année, cette nouvelle classe permettra d’assurer un meilleur enseignement avec des conditions plus favorables à une pédagogie vivante et dynamique. Elle renforce le corps enseignant.
Je veux donc remercier les parents d’élèves qui ont manifesté leur détermination, les élus municipaux et départementaux qui les ont soutenus, les enseignants et même l’Administration qui nous a écouté et qui a retenu les critères avec un mot particulier pour notre députée, Emilie Bonnivard, dont l’intervention a été importante. L’idéal serait sans doute une cinquième classe pour avoir un cours préparatoire plus concentré sur l’étape décisive de l’apprentissage de la lecture même si la maternelle la prépare activement. Je souhaite donc que les effectifs poursuivent leur progression. Je tourne donc mon regard vers les jeunes couples ou moins jeunes d’ailleurs.

Pour le moment, félicitons-nous de cette nouvelle classe dans notre école primaire, pilier de notre commune comme nous pouvons nous réjouir de l’école publique, pilier de notre République !

Dans l’esprit du 14-juillet et de la fête de la Fédération et avec l’école, transmettons à nos enfants les valeurs de la République et de la France éternelle !

Vive la France ! Vive la République ! Vive la Savoie ! Vive Arvillard !

Je tiens à vous remercier, toutes et tous, d’être venus si nombreux, et particulièrement les musiciens de l’Harmonie de l’Union, Madame la conseillère départementale remplaçante, Messieurs les anciens combattants toujours fidèles au poste, les élus et anciens élus, la presse …
Je vous invite maintenant à partager le verre de l’amitié dans la salle polyvalente mais désolé, il n’y aura pas de homard ni de Château Yquiem.
(Seul le prononcé fait foi)

Georges COMMUNAL Maire


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