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La rentrée scolaire s’est bien passée
Article mis en ligne le 10 octobre 2014
dernière modification le 3 décembre 2014
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Ce jour-là, j’ai croisé des écoliers heureux. J’ai rencontré des enseignantes souriantes et motivées. J’ai parlé à des parents satisfaits et j’ai observé des employées communales prêtes à remplir leurs missions avec détermination. Les écoles s’étaient mises sur leur trente-et-un pour accueillir tout ce beau monde de l’Education. Même le soleil semblait avoir réservé ses meilleurs rayons de l’été pour apporter sa bonne humeur.

Pourtant, la rentrée scolaire revêtait cette année un caractère bien particulier. Elle était très attendue et même redoutée. J’avoue avoir eu quelques appréhensions. J’ai retrouvé des sentiments que je croyais oubliés depuis plus de 40 ans, avant que je ne quitte ce beau métier d’instituteur pour épouser la profession de forestier qui me passionnait davantage encore.

Depuis le début de l’année civile : que de passions ! Que de réunions ! Que d’articles dans les journaux ! Que de dialogues de sourds ! Trois ministres en huit mois ! Des hésitations et des atermoiements, y compris de notre part, il faut bien le reconnaître. Mais, en définitive, la municipalité a tout simplement adopté et maintenu une posture à la fois responsable et pragmatique.

Je me permets de donner mon opinion sur cette affaire. D’abord, il s’agit purement et simplement d’un transfert de charges inadmissible de l’État sur les communes ; il ne faut pas l’oublier dans un contexte général qui va toujours dans ce sens. Les gouvernants du mandat présidentiel précédent avaient honteusement supprimé une demi-journée de classe le samedi matin en opposition au principe qu’ils préconisaient pourtant haut et fort de « travailler plus pour gagner plus ! ». Pour les écoliers, c’était plutôt : « travailler moins pour apprendre moins ! ». Je n’ai jamais compris cette décision. Les dirigeants actuels, à juste titre, rétablissent cette demi-journée le mercredi matin. J’approuve parfaitement cette mesure qui permet un meilleur apprentissage par un rythme plus régulier et plus soutenu. Car il est difficile d’apprendre sans travail, ni régularité. La pédagogie, c’est l’art de la répétition. Les enseignements essentiels restent dispensés par des personnels d’ État dont la compétence est garantie. Ces apprentissages de base se déroulent les matins et les débuts d’après-midi, jusqu’à 15 h 30. Ensuite, il est prévu des activités périscolaires. Celles-ci, sur un mode moins scolaire et plus ludique, sont très importantes pour le bon développement de l’enfant. Elles doivent lui permettre un épanouissement personnel tout en facilitant et approfondissant les apprentissages fondamentaux. Car, autre point important de la pédagogie, c’est le travail dans le plaisir ; l’enfant apprend beaucoup mieux en jouant, ou en ayant l’impression de jouer. Ces activités représentent le deuxième volet indispensable à la formation complète de l’enfant. Dans, pratiquement tous les pays voisins, l’enseignement se déroule de cette manière : apprentissage scolaire le matin et sports, musique ou activités diverses, l’après-midi.
Ce serait parfait si l’État assumait toutes ses responsabilités. Mais ce n’est pas le cas. Il a décrété que ces activités périscolaires ne seraient pas obligatoires et devraient être organisées et financées par les communes. Pour Arvillard, comme pour beaucoup de communes, c’est une charge financière et organisationnelle très lourde. Si la commune ne faisait rien, les enfants se retrouveraient dans la rue dès 15 h 30. Pour la plupart, les parents qui travaillent ne peuvent venir les chercher à cette heure là . C’est pourquoi la municipalité a décidé d’assurer cette responsabilité et de mettre en place ces activités périscolaires. Mais du point de vue de l’organisation, c’est un challenge trop ambitieux pour des nouveaux élus. Un excellent travail de conception avait été préparé par la précédente municipalité mais la distance est grande entre la prévision et la réalisation. Nous n’avons d’ailleurs pas eu le temps matériel de prendre connaissance du dossier. Un exemple : une réponse devait être donnée pour le 1er avril alors que nous sommes entrés en fonction le 29 mars. Un nouveau décret d’un nouveau ministre, début mai, imposait des retours pour le 6 juin. Pour une nouvelle équipe, c’est mission impossible.

La municipalité a relevé ce défi en restant prudente et sereine et en évitant les querelles partisanes sous influence idéologique. Cela n’a pas exclu des débats parfois assez approfondis. Nous avons donc organisé, au moins un accueil, pour ces enfants en réorganisant les horaires des personnels communaux. Puis, nous avons prévu des activités durant ce créneau horaire qui précède la garderie du soir, dans le cadre d’un projet à élaborer avec les parents d’élèves et dans un souci du moindre coût financier pour la commune. Nous échappons ainsi aux deux positions extrêmes dans lesquelles sont tombées bon nombre de municipalités : opposition négative et préjudiciable pour les enfants comme pour les parents d’une part et suivisme aveugle, sans souci du budget, entraînant de douloureuses déconvenues, d’autre part. Nous sommes restés pragmatiques en prévoyant un service modeste au début avec une participation modique des parents au coût de ces nouvelles activités périscolaires (NAP). La priorité a été mise sur la sécurité des enfants, chaque groupe restera toujours sous la responsabilité d’une employée communale qui doit assurer une surveillance constante.

Finalement, sans vouloir trop me répéter, tout s’est bien déroulé le jour J. Les premières séances de NAP ont été réussies, grâce principalement à l’action du deuxième adjoint, Vincent Zanardi, véritable cheville ouvrière de ces activités. Je le félicite et le remercie pour son implication. Je remercie aussi les bénévoles qui ont permis de commencer dans de bonnes conditions. Maintenant le nouveau challenge, c’est de continuer jusqu’à la fin de l’année scolaire. Je sais aussi que d’autres volontaires se sont engagés, de longue date, notamment les membres de l’association Arvill’art et Patrimoine sous la direction de sa présidente, Martine Selva. J’en profite pour lancer un appel à toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient apporter leur contribution au bon déroulement de ces activités.
Je voulais aussi souhaiter la bienvenue à la nouvelle professeure des écoles pour le cours élémentaire, Madame Alexandra Briois, ainsi que mesdames Christelle Guillermand et Louise Marmier. Je leur souhaite une bonne installation dans leur poste. Je rappelle le départ de Madame Hélène Levert qui avait obtenu sa mutation. Je la remercie pour le travail accompli.

Mon propos a concerné surtout l’école, car le sujet nous a beaucoup occupé et préoccupé. Ce service public tient une place importante dans la commune. Beaucoup d’autres dossiers en cours, ou à venir, seront présentés lors du prochain numéro.

Votre maire, Georges Communal

P.S. :

L’équipe enseignante se compose d’Alexandra Briois, nouvelle institutrice à Arvillard (CE1, CE2), Chantal Lachize (CM1, CM2 et directrice) Sylvie Laurent (maternelle petits et moyens), Nicole Valentin (grande section maternelle et CP), Christelle Guillermand assure (2 jours par semaine) le complément de la classe de CM1/CM2 (décharge de direction) et de celle de CE1/CE2 (temps partiel d’Alexandra Briois), Louise Marmier (titulaire remplaçante)

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